
SEJOUR EN ALLEMAGNE. RHIN ET MOSELLE du 3 au 10 septembre 2026
C’est le jeudi 3 septembre 2026 que le départ vers l’Allemagne a été fixé, après un stationnement « contrôlé » afin de ne pas handicaper le travail des établissements Guillon, il est possible pour les 48 participants à ce séjour de quitter cette entreprise et partir à 5H00 vers cette destination. Un solide petit déjeuner pris au Relais de Savigny situé au carrefour des autoroutes A6 et A19 dans l’Yonne et changement de conducteur, c’est Pascal qui remplace Michel puis nous reprenons la route jusque Etain, c’est au restaurant de la sirène que nous prenons un
déjeuner tellement attendu par certains… Vers 15H00, nous franchissons la Moselle puis, nous traversons le Luxembourg et passons la frontière Allemande à Langsur pour arriver à hôtel Köln à Brühl vers 17h45 pour une nuit « paisible ».
C’est Bonn qui sera la destination de cette 2ème journée avec la visite guidée du jardin du Hofgarden vaste parc public de sept hectares situé au cœur de la ville où se trouve l’université, de là nous voyons que le Rhin, ce grand fleuve qui est long d’environ 1 233 kilomètres et qui prend sa source dans les Alpes suisses pour se jeter dans la mer du Nord aux Pays-Bas, qui manque cruellement d’eau puisque les rares péniches qui circulent ne sont chargées qu’au tiers de leur contenance au vu du tirant d’eau exceptionnellement bas. C’est à Münsterplatz que nous découvrons la statue magistrale de Beethoven, son œuvre… Nous sommes maintenant arrivés à Kaiserplatz et de là nous voyons la colline de Drachenfels qui sera la destination de notre après-midi, nous ferons son ascension en empruntant le Drachenfelsbahn, le plus vieux des petits trains à crémaillère d’Allemagne et, de là-haut, il nous sera possible de découvrir une superbe vue panoramique sur la vallée du Rhin. Nous partons pour Mulheim Kârrlich
pour nous installer dans l’hôtel Frames Hôtel.
Vu le manque d’eau à ce jour et, à notre grand regret, il n’est pas possible de faire le déjeuner croisière prévu sur le Rhin, des visites guidées ont été organisées ainsi qu’un déjeuner dans un restaurant luxueux de Boppart et c’est donc en car que nous ferons la descente de cette partie du Rhin romantique pour nous retrouver à Rudesheim am Rhein et prendre, comme prévu, un petit train pour la visite de vignobles., Nous visitons le musée des instruments de la musique mécanique, situé dans une belle bâtisse historique du XVe siècle qui abrite une impressionnante collection d’instruments de musique mécanique. Ce ne sont pas moins de 350 instruments automatiques qui y sont réunis pour constituer l’une des plus grandes et des plus belles collections du XVIIIème au XXème siècle exposée sur plus de 400 m², un plaisir tant pour les oreilles que pour les yeux, puis nous terminons par une dégustation dans une cave où notre hôte nous a présenté son métier d’une façon drôle et cocasse…! Les achats terminés, nous nous installons dans notre nouvel hôtel Parkhotel, puis allons ensemble dans la Drosselgasse au restaurant Der Drosselhof située à quelques centaines de mètres d’où nous sommes, pour un dîner
musical et dansant où quelques-uns d’entre nous se sont « exprimés » sur la piste.
Cette nouvelle journée va nous conduire à Wiesbaden pour une visite guidée de cette ville d’eau très étendue qui est une belle cité résidentielle située au pied des pentes boisées du Taunus près du Rhin. Après le déjeuner nous prenons la direction de Coblence, une des plus anciennes villes d’Allemagne Elle constitue une porte d’entrée vers les vignobles en terrasses de la Moselle et les châteaux en ruine des gorges du Rhin. En son centre, une statue monumentale de Guillaume Ier marque la confluence du Rhin et de la Moselle. Nous empruntons le téléphérique qui mène à la forteresse d’Ehrenbreitstein, qui se trouve sur le rocher du même nom, 118 mètres au-dessus du Rhin à son confluent avec la Moselle, de là nous avons un point de vue extraordinaire. Puis nous allons nous installer dans un nouvel hôtel, le Mercure Koblenz et nous restaurer.
Cochem sera la destination de cette nouvelle journée pour une visite guidée. Cette ville était déjà habitée au
temps des Celtes et de l’Empire romain. En 886, un document le mentionne sous le nom de Villa cuchema. Son nom se retrouve sous plusieurs variantes Cuhckeme et Chuckeme en 893, Cochemo en 1051, Chuchumo en 1056, Kuchema en 1130, Cuchemo en 1136, Cocheme en 1144, ensuite Cuchme, et au XVIIIe siècle Cochheim ou Cocheim. En 1815, Cochem devient un territoire du royaume de Prusse à la suite du congrès de Vienne. C’est à Traben-Tracbach que nous allons déjeuner au Storcke Stütz pour, ensuite embarquer et faire la croisière sur la Moselle, qui ne manque pas d’eau grâce aux nombreux barrages et diverses retenues, nous pouvons admirer de grandes étendues de vignobles qui descendent des collines jusque Bernkastel Kues. Les vendanges sont commencées et les petits wagonnets descendent les pentes abruptes, sur des rails à crémaillères, le raisin fraichement cueilli. Bernkastel Kues est formée de 2 villes jumelles situées de chaque côté de la Moselle, il y avait ce jour-là une fête du vin et une belle ambiance chaude et musicale donnée par une fanfare. Une visite de la ville était organisée, cette dernière n’a pas manqué d’intérêts. C’est maintenant le moment de nous rendre à notre hôtel pour vivre une belle aventure…La boisson est-elle comprise ? C’est ce qui bloque… Il est vrai qu’il m’a été dit et reproché que j’accompagnais des groupes à l’étranger alors que je ne parlais pas la langue (1) mais nous sommes toujours revenus au complet (dans la joie et la bonne humeur) c’est vrai que c’est un handicap, aujourd’hui il y a des moyens pour se faire comprendre mais il nous a fallu, avec Monique, plus d’une heure de négociation à cause d’un gérant que j’ai eu plaisir d’appeler Adolphe et de sa méchante femme, assistante ou amie que j’appellais Bertha qui mettait, sans cesse de « l’huile sur le feu » et à qui il ne fallait absolument pas s’adresser en Français mais Anglais ou Allemand..!.. Le Français NEIN..!. Pourtant nous ne lâcherons pas l’affaire, des paroles et encore des paroles puis au final, c’est bien nous qui avions raison, puis Adolphe se pointe pour nous serrer la main
et présenter semble-t-il des excuses..?.. Mais la méchante est restée cachée, c’était mieux pour elle… C’est dommage car cet hôtel mériterait mieux que ce gérant qui n’a pas la carrure. (Les documents de réservation étaient rédigés en Anglais). Cette petit aventure va me donner l’occasion de faire un courrier au siège social des Hôtels JUFA.
Ce matin, départ pour la visite de Trêve en compagnie de 2 guides. Cette ville du sud-ouest de l’Allemagne est située dans la région viticole de la Moselle, proche de la frontière luxembourgeoise. Fondée par les Romains, elle possède plusieurs structures romaines bien conservées comme la porte fortifiée de Porta Nigra qui est actuellement en travaux de rénovation, des vestiges de bains romains, un amphithéâtre installé à la ceinture du centre-ville, ainsi qu’un pont de pierre qui traverse la rivière la Moselle, le musée archéologique expose des objets romains le tout est placé au patrimoine mondial de l’Unesco. Parmi les nombreuses églises catholiques de Trèves se trouve la majestueuse cathédrale saint Pierre. Nous découvrons également la basilique de Constantin qui est une église protestante du sauveur aux dimensions hors norme. Après un déjeuner au restaurant « la cloche » nous prenons la route vers la France en direction de Sélestat où nous serons logés pendant 2 nuits consécutives à l’hôtel restaurant « le parc des cigognes ».
Pour notre dernière journée nous partons faire la visite du plan incliné de Saint-Louis-Arzviller qui est un ascenseur à bateaux sur le canal de la Marne au Rhin et permet la traversée des Vosges. Il est situé dans la vallée de la Zorn, sur le territoire de la commune de Saint-Louis, à proximité d’Arzviller, dans le département de la
Moselle. Il fonctionne comme un ascenseur géant qui transporte une cuve remplie d’eau (la baignoire) sur une pente pour franchir un dénivelé de 44,55 mètres en seulement quatre minutes le tout est régulé par l’eau qui est ajoutée ou retirée de la « baignoire ». Dans la machinerie, nous voyons 2 énormes poulies et 28 gros câbles, 14 de chaque côté, pour chaque contrepoids de 450 tonnes chacun, le besoin ne serait que de 4 pour faire fonctionner l’ouvrage mais on le multiplie par 7 pour la sécurité. Cet ouvrage permet d’éviter aux bateliers un parcours de 4 km qui comprenait 17 écluses espacées de 200 mètres entre chacune d’elles et une dénivellation de 44 mètres (chute de 2,6 m en moyenne entre 2 écluses) puis, surtout, moins de consommation d’eau et gain de temps puisqu’ avant il fallait compter une journée de navigation en plus pour le même parcours. Nous arrivons au restaurant « le cordon rouge » et déjeunons assez rapidement car le centre de réintroduction des cigognes ferme à 17H30 et il y a de la route. Nous arrivons au NaturOparC et y rencontrons notre guide pour en faire la visite aux sons des craquètements (ou craquettements) des cigognes. Depuis 50 ans cette année, ce parc animalier œuvre avec passion pour la préservation d’espèces locales menacées, comme la Cigogne blanche, la Loutre d’Europe ou le Grand Hamster. Nous y découvrons également des Ragondins, des Ratons Laveurs et toutes espèces de canards qui ne doivent pas connaître le stress. Nous rejoignons le car et là, une nouvelle aventure : le capot moteur est ouvert et un dépanneur est là en compagnie de Pascal car une petite durite a lâché mais nous pouvons tout de même revenir à notre hôtel. Il va être dangereux de faire le retour car c’est demain le départ. Puis des appels, encore
des appels, toujours des appels pour être dépanné, il faut trouver un véhicule pour 50 personnes
Un car a tout de même été trouvé à Epinal pour nous rapatrier jusqu’à Colombey les 2 églises, c’est Manon qui nous a pris en charge et là, nous y retrouvons Michel (le conducteur du jeudi matin) qui va faire le relais il faut charger les valises dans ce nouveau véhicule, tout se fait gentiment d’ailleurs je remercie mes 2 aides, Jojo et Christian. Le retour s’effectue sans problème jusque Saran où nous prenons notre dernier repas ensemble au Royal Buffet. Sitôt le repas terminé nous devons reprendre la route mais encore une fois, l’amplitude horaire de conduite est dépassée et c’est Nathanaël qui va nous conduire vers Blois notre destination, nous y arrivons vers 23H00.
Pour ce séjour il m’a été agréable d’accueillir :
Fanfan et Dominique Baillif, Claudine et Marc Bureau, Florance Michèle et Marc Lamas, Eliane Lemore, Jeannine Gauthier et Cosette Gouin pour leur premier (et dernier) séjour en ma compagnie,
Au nom de tous je tiens à remercier notre accompagnatrice Monique pour l’attention qu’elle nous a portée, ses explications intéressantes et sa parfaite connaissance de l’Allemagne, notre conducteur Pascal pour sa conduite,
son calme et son professionnalisme mais qui malheureusement a dû nous quitter, je remercie également tous les participants qui ont formé un groupe homogène et très soudé, chacun a su apprécier les bons moments de ce séjour, de nouveau vous voir tous heureux et souriants est une formidable récompense, avec une peu de nostalgie pour mon dernier accompagnement fait dans le cadre des voyages de l’ANR 41.
Une grande pensée également pour Manon, Michel et Nathanaël et respect pour disponibilité.
Mais j’ai gardé de cette période, et j’en suis fier,
« Le bon sens paysan », l’éducation, la tolérance et surtout le respect envers les autres.
Alain G.