
Ah ! L’Ecole Buissonnière !
Qui n’a pas dressé l’oreille à l’évocation de cette activité délicieuse et prohibée, fleuron de notre enfance ?
L’Ecole Buissonnière, c’est sous ce nom que la troupe théâtrale nous présente aujourd’hui une comédie d’Anny Lescallier « Qui n’en vœux ».
Et tous les bons élèves que nous sommes, spectateurs assidus, n’ont pas hésité longtemps entre le Carnaval de Blois, la Journée de la Femme et les balades au soleil printanier pour s’engouffrer dans la salle des fêtes de
Cellettes. Dès 14 heures, sous les sourires de bienvenue des fidèles bénévoles de l’ANR 41, les adhérents et leurs invités se présentent au jeune homme vendeur de programme. L’ambiance est donnée : c’est du spectacle à l’ancienne. Mais une odeur de pâtisseries maison embaume la salle et quelques gourmandises garnissent la table de blanc nappée. Humm ! Mais il faudra attendre l’entracte…Les retrouvailles amicales des rescapés de la grippe hivernale alimentent les papotages de rigueur et de saison sur les nombreuses activités à caser dans des plannings surchargés ! Les trois coups sont frappés, le silence s’installe et le rideau glisse sur son rail tel une belle promesse. Nous faisons connaissance avec Monsieur Henri, et tout s’enchaîne sur un ton léger, badin, comique, émaillant un texte truffé de bons mots, d’équivoques subtiles, voire coquines, mais toujours de bon goût et bon enfant. Pas moins de huit comédiens de grand talent vont enchaîner les trois actes, avec une diction parfaite et des jeux de scène subtils. Le public est ravi et reconnait là la valeur de cette troupe locale de 37 ans d’âge, qui avec sa mise en scène de qualité, ses décors et costumes dignes de professionnels offre un spectacle réjouissant. Mais à propos « Qui n’en vœux ? », eh bien moi je crois que L’ANR 41 en veut encore pour l’année prochaine.
Sylvette N.