SORTIE “CULTURELLE” EN PAYS SAUMUROIS.

SORTIE VELO A CHAMBORD.
16 octobre 2021
ASSEMBLEE DEPARTEMENTALE 2021.
16 novembre 2021

Sortie  à Saumur.

   Il faisait beau ce 28 octobre, un soleil généreux pour la saison et une douce clarté nous a accompagnés pendant toute la journée.

    La visite de l’ENE (école nationale d’équitation) nous a fait entrer dans le vif du sujet. Cette école placée sous le double patronage du ministère des sports et de celui de l’agriculture rassemble et forme l’élite des sports équestres en France, civiles et militaires confondus. En effet depuis 1972, c’est une école civile,  le personnel évolue sans distinction d’origine, de grade et porte le même uniforme, le  noir. Pour y accéder, il faut être bachelier, titulaire du « galop 7 », avoir déjà des références en sports équestres et ensuite montrer ses capacités devant un jury. Il y a peu d’élus, les études durent 3 ans, sont onéreuses et forment à des métiers liés aux disciplines équestres.

   L’école dispose de plusieurs manèges dont un pour les galas, plusieurs carrières, 150 personnes y travaillent dont 4 vétérinaires et 4 maréchaux ferrants. Elle abrite environ 350 chevaux appartenant en grande partie à l’école, aussi aux écuyers, aux élèves ou à des particuliers. En fonction de leurs aptitudes ces montures sont réparties en trois catégories, l’instruction, la compétition et les représentations de prestige.

   Lors de la « matinale » du cadre noir, les écuyers nous ont présenté et expliqué le travail réalisé avec leurs jeunes chevaux. Nous avons apprécié la beauté des évolutions proposées. Le cavalier et sa monture ne font qu’un il n’y a pas d’à coups, tout est fluide et harmonieux. Ce fut un moment de grâce.

    Un excellent repas pris à « l’orangeraie » aux pieds du château nous a remis en forme pour aller visiter les caves Gratien Meyer. Dans les caves de tuffeau, on nous a expliqué tout le processus mis en œuvre pour obtenir un vin effervescent. Les évolutions technologiques ont bien amélioré les conditions de travail des cavistes. Un “petit canon” pour se remettre d’aplomb, quelques achats en prévision des moments festifs et nous partons pour l’atelier des pommes tapées.

   Elles sont situées à Turquant dans des caves de tuffeau. En effet et épluchant simplement les pommes, puis en les faisant chauffer doucement à 60 degrés et en les tapant avec la force appropriée à l’aide d’ un marteau adapté, cette dernière opération étant répétée plusieurs fois, les pommes s’assèchent et ainsi se conservent très longtemps, sans perdre ni leur goût ni leur saveur. Ce produit convenait tout à fait aux bateliers de Loire, nombreux au 19ième siècle. Cette production a connu un essor important à cette époque, mais est restée localisée à Turquant. Aujourd’hui elle constitue une curiosité locale.

   Ce fut une journée agréable où nous avons été heureux de nous retrouver, de discuter, de plaisanter. De passer un bon moment, même si nous avons dû rester à certains moments masqués.

François