MARCHE DE MONTOIRE SUR LE LOIR.

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APRES MIDI THEATRE.
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   Notre seconde marche de l’année s’est déroulée le 24 février à Montoire sur le Loir et ses environs avec l’aide de Eliane notre adhérente de « l’étape »…

   26 joyeux marcheurs se sont retrouvés pour un départ à 8H50, un peu en avance sur l’horaire, mais comme tous les inscrits au grand parcours étaient présents, tous se sont immédiatement élancés à la découverte de cette partie du val du Loir.

   En ce qui concerne le second groupe, dont je faisais partie, nous étions 38 à partir à 10H00, d’abord vers la passerelle pour passer le Loir puis nous nous dirigeons vers le camping des Reclusages  pour ensuite emprunter un petit sentier forestier montant un peu « pentu » et même très pentu … Nous voilà maintenant sur le plateau et au loin nous apercevons l’autre groupe qui fait son parcours sereinement, il y a un peu de soleil mais le vent est assez vif.

   Nous reprenons notre souffle et après quelques centaines de mètres nous empruntons un petit chemin dans les sous-bois ce dernier, très pentu également et descendant, nous oblige à prendre d’énormes précautions pour ne pas se retrouver sur les fesses… Heureusement que ce chemin, dit des vierges, n’était pas trop humide. Nous passons devant quelques maisons troglodytes dont une doit encore être occupée aux beaux jours et nous arrivons à Lavardin, l’un des plus beaux villages de France, en 2013 Lavardin a participé au concours du plus beau village de France terminant à la 18e place (sur 22 participants).

   Nous sommes maintenant au pied des ruines du château On peut en admirer encore aujourd’hui les vestiges des enceintes et des tours et son donjon haut de vingt-six mètres. Dans le village, les styles et les époques se mélangent, des maisons troglodytiques aux demeures gothiques et Renaissance… Un pont gothique enjambe le Loir pour accéder à ce village blotti au pied du château fort qui résista à l’assaut de Richard Coeur de Lion mais fut pris par les troupes d’Henri IV.

   Nous nous dirigeons maintenant vers l’église Saint Genest, à l’intérieur on peut admirer des fresques datant du XIIe au XIVe siècle, celles-ci ont été cachées sous un enduit à la chaux pendant des siècles. Nous reprenons notre parcours en passant le pont gothique pour partir en direction de Montoire, notre point de départ où nous sommes tous très heureux de retrouver l’autre groupe, nous échangeons quelques mots sans effusion, ni embrassade il faut toujours faire attention, et continuer de rester prudent.

   Il est temps maintenant de nous diriger vers le restaurant de l’avenue où un copieux et délicieux repas nous a été concocté et qui se passe dans la joie et la bonne humeur.

   Comme d’habitude, il nous était proposé une visite des curiosités de Montoire et, suite à ce repas nous avions rendez-vous avec Jean Pierre notre guide nous le retrouvons place Marescot sous une légère pluie. Nous commençons par la visite du cloître dans l’ancien couvent des Augustins où est installée la médiathèque actuellement, ce Couvent fut fondé en 1427 sous Louis de Bourbon, comte de Vendôme. Les arcades sont surmontées de deux étages en pans de bois et un vaste bâtiment renfermait au rez-de-chaussée le réfectoire. Au premier étage se trouvaient les cellules des moines.

   Nous passons devant « la maison du jeu de quilles », une des particularités de Montoire, cette maison a perdu une partie de sa cheminée en 2019. En fait, le jeu de six quilles qui l’ornait tout à son sommet a été en partie détruit par de violentes rafales de vent, nous y voyons également une plaque déposée  par les Compagnons du devoir dédiée à l’un des leur natif de Montoire.

   Nous traversons le Loir pour rejoindre la Chapelle Saint Oustrille au pied des ruines du château. Cette chapelle doit son vocable à Saint Austrégésile, évêque de Bourges au vie siècle. Elle fut construite à la fin du XIIe siècle.

    Nous revenons vers le Montoire ancien, la chapelle Saint Gilles un édifice religieux faisant partie des églises à fresques de la vallée du Loir qui fut le prieuré du poète Ronsard de 1566 jusqu’à sa mort en 1585.

   Nous nous dirigeons maintenant vers le cabinet des curiosités et le musée de la tuile. Au rez-de chaussée d’une ancienne grange du quartier Saint-Oustrille, une collection d’objets hétéroclites, scientifiques, populaires, souvent surprenants sont exposés parmi les vitrines. L’étage de la grange est quant à lui consacré à la tégulophilie,  collection de tuiles anciennes en terre cuite portant des empreintes d’animaux, des inscriptions, des témoignages, des poèmes ou des dessins atropopaïques pour conjurer le mauvais sort. Tous ces signes tracés volontairement ou fortuitement avant séchage, sont des témoignages du patrimoine populaire et de l’histoire de France.

   Nous revenons vers l’hôpital Antoine Moreau qui était un ancien couvent où on retrouve quelques vestiges, et nous nous retrouvons  sur la grand place où se dresse un kiosque qui a été construit à la place d’une ancienne fontaine. Nous terminons par la visite de l’église Saint Laurent, plusieurs fois détruite et reconstruite, sa façade est du XVIème siècle. L’église a connu plusieurs remaniements. La nef centrale, de style gothique flamboyant date de 1855, les vitraux ont été créés entre 1898 et 1908. L’orgue, acheté d’occasion, date de 1855.

   Cette visite très intéressante se termine, nous remercions Eliane pour l’aide efficace apportée aux organisateurs, il est maintenant l’heure de se séparer tout en gardant à l’esprit la date de notre prochaine marche qui aura pour cadre Amboise, le 24 mars prochain.

Alain G.